Storytelling RH : comment raconter des histoires qui marquent (et recrutent) ?

Le storytelling ? RH, recruteurs, vous en faites déjà tous les jours et sans le savoir. Dans une annonce, un post LinkedIn, un brief client ou un onboarding. Mais vos histoires, est-ce qu’elles sont vraiment captivantes ? Crédibles ? Convaincantes ?

Bonne nouvelle : le storytelling n’est pas réservé aux pros du marketing. C’est une méthode non seulement puissante pour retenir l’attention, mais en plus hyper accessible !

Suivez le guide : je vous partage ici une méthode en 4 étapes, issue des travaux de Philipp Humm, auteur et expert storytelling, avec un exemple RH à la clé.

C’est quoi, le storytelling (version RH) ?

C’est une histoire, mais pas n’importe laquelle. Une histoire structurée qui permet à votre interlocuteur de se projeter, de vous faire confiance et de se souvenir de vous.
Mais il n’est absolument pas question d’inventer : le storytelling doit reposer sur des faits vécus, des émotions sincères et une touche de mise en scène maîtrisée.


C’est un outil utile dans :

  • vos annonces d’emploi (ex : raconter un projet concret)
  • vos posts LinkedIn (ex : partager une expérience pro)
  • votre site carrière (ex : illustrer la culture d’équipe et d’entreprise)
  • vos entretiens (ex : présenter un parcours ou une mission)

4 étapes pour structurer votre STORYTELLING RH

1. Contexte : posez la scène

Dans cette première étape, vous voulez partager du contexte à votre audience. Et ça commence avec quand, où l’histoire se passe, qui est le personnage principal et ce qui l’attend.

Autrement dit, les 4W : When, Where, Who, What.  Et l’idée, c’est de rester simple.

Exemple : “En décembre dernier, le 23 décembre précisément, mon boss me demande si je veux bien prendre en main le recrutement de notre futur responsable recrutement pour notre agence parisienne.”

Pourquoi ces éléments sont importants ? Parce qu’ils donnent immédiatement de la crédibilité à votre histoire !

Le focus sur le WHAT est tout aussi malin. Parce qu’en partageant notamment ce qu’il se passe dans la tête du personnage principal, votre audience commence à y voir de l’intérêt, voire, se sent concernée.

Exemple : “J’étais franchement surprise et dépitée… En pleine période de Noël ? Vraiment ?”

2. Challenge : introduisez la difficulté

Là, c’est le moment d’introduire le challenge, autrement dit, la difficulté, le problème, la galère quoi.

Il n’y a pas besoin de quelque chose d’extraordinaire ou d’insurmontable : cela doit justement rester réalites pour l’audience.

Exemple : “J’avais rejoint X en tant que Chargée de recrutement depuis seulement 2 ans, et j’avoue que, je ne m’en sentais pas capable. Comment moi, avec ma petite expérience, j’allais pouvoir décider de qui allait diriger notre équipe de 3 recruteurs juniors ?”

N’ayez pas peur de montrer votre vulnérabilité. Votre audience, au-delà de rechercher quelqu’un de qualifié, veut pouvoir vous faire confiance et veut pouvoir s’identifier. Vous créez ainsi du lien.

3. Réponse : décrivez ce que vous avez fait

Place au HOW = le comment.

Quelles sont les actions et les décisions prises pour relever le challenge ?

Exemple : “J’ai passé alors les 2 semaines suivantes à cartographier cette nouvelle fonction. Les missions, Les responsabilités, les compétences requises. Mais je suis même allée plus loin. J’ai mis à plat tous les projets éventuels pour booster notre stratégie de recrutement. Toutes les améliorations possibles pour que toute l’équipe recrutement s’épanouisse. Tout ce qui me trottait dans la tête depuis déjà plusieurs mois à vrai dire.”

Sans non plus trop de détails. L’essentiel. Juste ce qu’il faut pour donner de la matière. Pourquoi ? Sans ça, votre audience s’imaginera que votre réussite ne dépend que de la chance !

4. Résultat : partagez l’aboutissement

Alors, comment cette histoire se termine ? Le contexte annonçait un point A, quel est le point B final ?

Diffusez 1 ou 2 phrases pour résumer le résultat obtenu. Simple. Efficace. Et ça comprend même des résultats négatifs ! Chaque expérience nous apprend quelque chose.

Exemple : Début janvier, je présente alors à mon boss la fiche de poste complète qui s’avère finalement être une présentation powerpoint de 5 slides, comprenant toutes les projections que j’ai imaginées pour la future recrue. Impressionné, il me regarde dans les yeux et me dit “et si c’était toi, la future Responsable recrutement ?” Voilà comment depuis bientôt 1 an, j’occupe la fonction que j’ai imaginée au sein de X.”

Encore mieux… Ajoutez des chiffres ou des verbatims. L’audience aime le factuel.

storytelling RH : 4 idées bonus pour captiver (et rester crédible)

1. Le hook, ou la phrase de démarrage, l’accroche, c’est ce qui va donner envie à votre audience de lire/écouter la suite, mais il ne faut pas abuser des effets de surprise.
⚠️ Le risque ? Un impact négatif sur votre crédibilité.

2. Quand vous racontez une anecdote, demandez-vous si les personnes qui l’ont vécu aussi reconnaîtraient effectivement les faits que vous décrivez.
⚠️ Restez alignés à la vérité !

3. Misez sur l’émotion, pas seulement en la mentionnant, mais en amenant votre audience à la ressentir vraiment. Le visuel est parfait pour ça. Les figures de style aussi. Par exemple, “j’étais dépitée” devient “les bras m’en sont tombés” ou “j’ai senti mes mains trembler”.
⚠️ Ne dites pas, montrez !

4. Gagnez en compréhension en cassant vos phrases trop longues en 2 ou en favorisant un vocabulaire de tous les jours plutôt que des termes trop techniques ou pompeux.
⚠️ Un enfant de 12 ans doit pouvoir vous comprendre !

Exemple : comment le storytelling RH est appliqué ?

En version post LinkedIn, avec une accroche et un call to action/appel à l’action, voici ce que ça pourrait donner :

Comment j’ai recruté ma responsable recrutement en 2 semaines 👇

En décembre dernier, le 23 décembre précisément, mon boss m’a demandé si je voulais bien prendre en main le recrutement de notre futur responsable recrutement pour notre agence parisienne.

J’étais franchement surprise. Les bras m’en sont même tombés.

En pleine période de Noël ? Vraiment ?

J’avais rejoint X en tant que chargée de recrutement depuis seulement 2 ans, et j’avoue que, je ne m’en sentais pas capable.

Comment moi, avec ma petite expérience, j’allais pouvoir décider de qui allait diriger notre équipe de 3 recruteurs juniors ?

J’ai passé alors les 2 semaines suivantes à cartographier cette nouvelle fonction.

Les missions,

Les responsabilités,

Les compétences requises.

Mais je suis même allée plus loin…

J’ai mis à plat :

-Tous les projets éventuels pour booster notre stratégie de recrutement.

-Toutes les améliorations possibles pour que toute l’équipe recrutement s’épanouisse.

-Tout ce qui me trottait dans la tête depuis déjà plusieurs mois à vrai dire.

Début janvier, je présente alors à mon boss la fiche de poste complète.

Elle s’avérait finalement être une présentation powerpoint de 5 slides, comprenant toutes les projections que j’ai imaginées pour la future recrue. 😅

Impressionné, il me regarde dans les yeux et me dit “et si c’était toi, la future responsable recrutement ?”

Voilà comment depuis bientôt 1 an, j’occupe la fonction que j’ai imaginée au sein de X.

Et je suis super heureuse de vous annoncer que notre équipe s’agrandit avec un business developper : l’annonce est en commentaire !

Alors, le storytelling, ça vous inspire ?

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